Ce qu’il faut savoir sur la durée d’une endoscopie
- L’examen dure en général de 15 à 30 minutes, hors préparation et réveil
- Compte plutôt 3 à 5 heures au total avec le jeûne, l’anesthésie et la surveillance
- Plus de 95 % des coloscopies se font sous anesthésie générale, contre une endoscopie haute sur deux
- Le jeûne démarre au moins 6 heures avant une endoscopie digestive haute
- Le programme national de dépistage du cancer colorectal cible les 50 à 74 ans tous les deux ans
5 faits vérifiés4 sourcesmis à jour le 27 août 2026
La durée de l’acte
Le geste lui-même prend entre 10 et 30 minutes selon qu’il s’agit d’une gastroscopie ou d’une coloscopie.
Le rôle de l’anesthésie
Locale, générale légère ou sédation : le choix change la durée totale et le temps de récupération.
Le retour à la maison
Après une anesthésie générale, une présence pour te raccompagner est obligatoire pendant plusieurs heures.
Une endoscopie digestive dure en moyenne de 15 à 30 minutes montre en main, en dehors d’une gastroscopie purement diagnostique qui peut se limiter à quelques minutes. Ce chiffre, je le vérifie à chaque fois qu’une lectrice me demande combien de temps dure une endoscopie avant d’organiser sa journée : garde d’enfants, transport, retour au travail. La réponse courte rassure, mais elle cache une réalité plus large que je te détaille tout de suite.
Combien de temps dure l’examen en lui-même ?
Selon Vidal, une endoscopie digestive haute, la gastroscopie, dure généralement 15 à 30 minutes. Dans les cas les plus simples, un examen purement diagnostique peut ne prendre que quelques minutes montre en main. Pour une endoscopie digestive basse, la coloscopie, Ameli précise une durée de l’acte d’environ 20 à 30 minutes, le temps que l’endoscope parcoure l’ensemble du côlon jusqu’au cæcum.
Cette durée correspond au temps où le gastro-entérologue tient l’endoscope, pas au temps que tu passes dans l’établissement. C’est l’erreur la plus fréquente quand on cherche combien de temps dure une endoscopie : on retient le chiffre de l’acte, en oubliant tout ce qui l’entoure. Le chiffre change aussi si le médecin réalise des biopsies pendant l’examen : chaque prélèvement de tissu ajoute quelques minutes, sans changer le principe général.

Qu’est-ce qu’une endoscopie, et quels types existe-t-il ?
Une endoscopie consiste à explorer l’intérieur du corps avec un tube souple muni d’une caméra, appelé endoscope. Pour le tube digestif, on distingue deux familles d’examens. L’endoscopie digestive haute, ou gastroscopie, observe l’œsophage, l’estomac et le duodénum en passant par la bouche. L’endoscopie digestive basse, la coloscopie, observe le côlon et le rectum en passant par l’anus.
Le médecin prescrit le plus souvent cet examen pour explorer des douleurs digestives persistantes, une anémie inexpliquée ou un saignement, parfois avant même de renouveler un traitement comme le Tardyferon. Dans un contexte de suspicion de cancer digestif, l’endoscopie confirme ou écarte le diagnostic : la HAS recommande d’ailleurs de débuter le suivi par coloscopie dès 45 ans en cas d’antécédent familial au premier degré, contre 50 ans en population générale.
En France, le programme de dépistage organisé du cancer colorectal invite les personnes de 50 à 74 ans à réaliser tous les deux ans un test immunologique fécal à faire chez toi. Selon Santé publique France, le taux de participation atteint 28,4 % en 2024, et environ 3,3 % des tests reviennent positifs. Un résultat positif entraîne alors une coloscopie de confirmation : c’est l’un des cas les plus fréquents où cet examen est prescrit sans le moindre symptôme ressenti. Dans certaines situations bien précises, la HAS reconnaît aussi la coloscopie virtuelle par scanner comme alternative, en cas d’examen incomplet, de refus du patient ou de contre-indication liée à d’autres pathologies : elle évite l’anesthésie mais ne permet aucun prélèvement.
Retiens surtout ceci : ce n’est pas le mot endoscopie qui fixe la durée, mais le type précis d’examen. Demande toujours au médecin lequel des deux te concerne.
Le vrai temps à prévoir : du jeûne à la sortie
Voilà la question que je trouve la plus utile, et que peu d’articles traitent vraiment : combien de temps prévoir au total, pas seulement pour l’acte. Entre l’arrivée à jeun, l’anesthésie, l’examen et la surveillance en salle de réveil, compte 3 à 5 heures à l’hôpital ou en clinique, même si le geste médical ne dure que 15 minutes.
| Étape | Gastroscopie (haute) | Coloscopie (basse) |
|---|---|---|
| Jeûne ou préparation avant | Au moins 6 heures à jeun | 2 jours de préparation colique |
| Anesthésie | Locale ou générale légère, un cas sur deux | Générale dans plus de 95 % des cas |
| Durée de l’acte | 10 à 30 minutes | 20 à 30 minutes |
| Surveillance après | Environ 1 heure en salle de réveil | Environ 1 heure en salle de réveil |
| Temps total à prévoir | 3 à 4 heures | 4 à 5 heures |

Ce tableau, je le construis à partir des données d’Ameli et de Vidal, justement parce qu’aucun site consulté ne les met côte à côte. Si on te propose l’examen en ambulatoire, prévois large : une matinée entière plutôt qu’une heure de créneau.
Cette vidéo de la Société Française d’Endoscopie Digestive montre le déroulement complet d’une gastroscopie sous anesthésie locale, utile si tu veux visualiser chaque étape avant ton rendez-vous.
Endoscopie : anesthésie ou examen éveillé ?
Pour une gastroscopie, tu as souvent le choix entre une anesthésie locale, un spray anesthésiant le fond de la gorge, et une anesthésie générale légère. Pour une coloscopie, le gastro-entérologue choisit presque toujours l’anesthésie générale : elle est utilisée dans plus de 95 % des cas selon Vidal, souvent sous forme de sédation profonde plutôt qu’une anesthésie générale classique. L’examen n’est pas douloureux en soi, même si la sensation de tube dans la gorge ou l’air insufflé dans le côlon peut être inconfortable quelques minutes. Le choix final dépend de ton anxiété, de tes antécédents et de la complexité prévue de l’examen : parles-en avec l’anesthésiste lors de la consultation qui précède toujours l’intervention.
⚠️ Ne prends jamais le volant après une endoscopie sous anesthésie générale, même si tu te sens en forme : l’anesthésie altère tes réflexes pendant plusieurs heures.
Le stress avant l’examen est fréquent, surtout si tu dors mal la veille. Si l’angoisse t’empêche de fermer l’œil, une méthode simple comme s’endormir en 10 secondes peut t’aider à passer une meilleure nuit avant le jour J. Le médecin adapte de toute façon le protocole à ton niveau d’anxiété, il suffit de lui en parler en consultation.
📏 Une gastroscopie purement diagnostique peut ne durer que quelques minutes, contre 20 à 30 minutes pour une coloscopie complète avec exploration du côlon entier.
Comment te préparer avant le jour J ?
Pour une endoscopie digestive haute, le jeûne commence au moins 6 heures avant l’examen : ni nourriture, ni boisson, ni tabac. Pour une coloscopie, la préparation est plus lourde : un régime pauvre en fibres puis un laxatif puissant sur les deux jours qui précèdent, pour vider complètement le côlon jusqu’à obtenir des selles claires et liquides. C’est souvent l’étape la plus contraignante de tout le parcours, bien avant l’examen lui-même. Bois large pendant cette préparation, en petites quantités régulières plutôt qu’en une seule fois, pour mieux la supporter.
En dehors de cette période particulière, ce que tu manges au quotidien pèse aussi sur ton confort digestif : les fruits qui soulagent la constipation font par exemple partie des réflexes simples à garder toute l’année.

Signale aussi au médecin tous tes traitements en cours, en particulier les anticoagulants : certains doivent être suspendus quelques jours avant, sur avis du prescripteur. Avant de partir, passe en revue cette courte liste :
- Une pièce d’identité et ta carte vitale
- La liste écrite de tes traitements en cours
- Une tenue confortable, sans bijoux ni vernis à ongles épais
- Une personne pour te raccompagner si une anesthésie générale est prévue
La sortie seule n’est pas autorisée après une anesthésie générale : le capteur qui surveille ta respiration pendant l’examen doit d’ailleurs lire ton doigt sans obstacle, d’où l’intérêt d’éviter le vernis épais.
Quels sont les risques d’une endoscopie ?
Les complications réelles touchent peu de patientes : perforation, hémorragie ou réaction à l’anesthésie. L’équipe médicale les surveille de près pendant tout le séjour, ce qui explique en partie pourquoi le temps total à l’hôpital dépasse largement la durée de l’acte. Après l’examen, des sensations normales peuvent persister quelques heures : gorge irritée après une gastroscopie, ballonnements après une coloscopie à cause de l’air ou du dioxyde de carbone insufflé pour déplier les parois de l’intestin. Ces gaz se résorbent progressivement, marcher un peu aide souvent à les évacuer plus vite.
✅ Préviens ton entourage à l’avance si tu dois être raccompagnée : c’est plus simple que de chercher une solution le jour même, une fois somnolente.
Si une chimiothérapie est ensuite nécessaire selon les résultats, la fatigue qui suit ce traitement mérite d’être anticipée dès ce stade avec l’équipe soignante. Consulte sans attendre en cas de douleur intense, de fièvre ou de saignement important dans les heures qui suivent : ce n’est pas un symptôme à surveiller seule à la maison.
FAQ sur l’endoscopie
Passe-t-on toujours une endoscopie sous anesthésie générale ?
Non. Pour une gastroscopie, le médecin propose encore l’anesthésie locale dans environ la moitié des cas. Pour une coloscopie, l’anesthésie générale est utilisée dans plus de 95 % des cas selon Vidal.
Quelles sensations sont normales juste après l’examen ?
Une gorge irritée après une gastroscopie ou des ballonnements après une coloscopie sont fréquents et disparaissent en quelques heures. Une somnolence liée à l’anesthésie peut durer le reste de la journée.
Faut-il vraiment être à jeun avant une endoscopie ?
Oui, au moins 6 heures avant une endoscopie digestive haute selon Vidal. Pour une coloscopie, une préparation colique de deux jours remplace le simple jeûne.
Quels sont les principaux risques à connaître ?
Une endoscopie peut entraîner une perforation, une hémorragie ou une réaction à l’anesthésie, mais ces complications touchent une faible minorité de patients et sont surveillées pendant tout le séjour à l’hôpital.